Les Systèmes Bêta-TransHumains

Plus communément désignés par l'acronyme Systèmes BTH, il s'agit là d'une coalition fluctuante de stations spatiales reliées entre elles par un réseau de points de sauts, des Fêlures entretenues artificiellement, grâce auxquelles s'est développée une ère de prospérité économique sans pareille. 
Les Systèmes BTH sont peu peuplés, tout du moins par des organiques, car une grande majorité des habitants sont bien des humains, mais ayant fait le choix de se rapprocher de leurs IA, en uploadant leur conscience dans de grands hubs quantiques. De nombreuses enveloppes mécaniques ou nanoforgées sont cependant stockées en divers lieux dans les stations BTH, leurs habitants appréciant à l'occasion goûter aux sensations physiques. 


L'automatisation totale des systèmes offre aux esprits bêta-transhumains une éternité pour s'adonner à une multitude d'expériences virtuelles, dans des univers infinis et monitorés par des IA spécifiquement conçues pour cette tâche. Mais si les autres peuples de l'Humanité peuvent considérer les BTH comme de oisifs spectres désincarnés, ces derniers n'en restent pas moins attachés à certaines valeurs les liant à une destiné commune. En tant que peuple transmigrant, les BTH ont farcastés de nombreux clusters d'esprits, les Ruchiers, qui disposent autour d'eux du nec plus ultra en matière de nanotechnologie humaine. Une fois aux limites connues de l'univers, les clusters BTH ont pour mission de rechercher des réponses aux questions primordiales liant entre eux tous les transmigrants. A bord de nanosondes discrètes et efficaces, les clusters, formés des plus puissants esprits, assimilent de prodigieuses quantités d'informations, s'adaptent et partagent avec leurs frères et soeurs des systèmes, par le biais de salves quantiques. Les BTH sont ainsi les seuls humains à avoir entendu parler du Néant extérieur, même si les données à ce sujet peinent à arriver. 

Les Systèmes BTH sont auto-suffisants et n'exploitent que des amas isolés d'astéroïdes, grâce à des essaims de drones capablent d'ouvrir des Fêlures temporaires pour sauter d'un système à l'autre. Ne disposant pas de force militaire apparente, leurs stations renferment cependant des Datatanks, des nodes où sont placés en sommeil de redoutables esprits guerriers, qui une fois activés en mode riposte, peuvent intégralement mobiliser les nanoressources des stations pour créer tourelles,canons disrupteurs ou encore nuées de drones-tueurs. Mais à l'exception de quelques hordes de pirates, rares sont les menaces pesant sur les habitats en apesanteur, où règnent habituellement un profond silence, les faisant passer pour des stations abandonnées.


Bien qu'ils soient débarrassés depuis longtemps des contingences physiques, les Bêta-transhumains se réclament d'un lignage génétique ancien et préservent de très anciennes traditions. Pharokim, leur principal datahub, est connu pour renfermer des connaissances remontant à la proto-histoire de Terra, le berceau originel. Ils consacrent d'ailleurs leurs existences immortelles à approfondir leur savoir personnel dans des réalités empruntant beaucoup à la longue Histoire humaine.

Si les BTH négligent pour le moment le Triage, ce n'est pas par désintérêt, mais surtout car ils ont un accord avec certaines IA de l'Expansion Solari, leur retransmettant toutes les données utiles qu'ils pourront par la suite exploiter dans leur quête de réponses primales. Leur principal projet, Farcast, reste le monitoring des sondes envoyées via les Fêlures aux confins de l'univers, et qui leur ramène d'inestimables données en mesure de faire évoluer les consciences encore ancrées dans les fragiles stations spatiales de la coalition.

Dans le cadre du jeu Transmigration Hypercosmique, il sera difficile d'incarner un BTH, ces derniers vivants dans de vastes clusters d'esprits interconnectés, et n'empruntant un corps physique qu'en de rares occasions. Un trop long upload entraînera inévitablement de violentes et profondes psychoses, qui affecteront même la cohésion de l'enveloppe.